Le Mot de l’auteur

#39 Le Mot de l’auteur du 07/06/2017 : Un livre sur verre

Depuis la réception de mon mug Nutella à l’effigie de mon premier livre : « Pour Camille » j’avais dans l’idée de réitérer l’expérience avec un autre mug mais cette fois-ci autour de mon deuxième livre : « Sortilèges Embrumés ». Je dois reconnaître que je n’ai pas pris le temps de vérifier si l’offre était toujours disponible ou pas. Du coup, je ne sais pas si c’est encore possible, ce qui fait que je n’ai pas de deuxième mug autour de mon deuxième livre. Ici, on est tout à fait dans le genre de projet que l’on ne peut pas réaliser rapidement, du coup on le laisse de coté pour le reprendre plus tard et à ce moment là on comprend qu’on n’est pas plus avancé qu’avant. Ainsi de suite et ainsi de suite, ce qui fait que le projet n’avance pas… du moins jusqu’au weekend de l’ascension. A cette occasion, il y a le traditionnel marché Rabelais qui vient s’installer sur la place de l’Hôtel de ville à Chauny et l’année dernière j’avais repérer un artisan qui propose des gravures sur verre. A l’époque, je me disais que ce serait intéressant de faire une gravure avec le visuel de couverture de « Pour Camille » mais comme entre temps j’ai eu mon mug Nutella, j’ai gardé l’idée pour « Sortilèges Embrumés ». Cette année, je me suis présenté à la dame avec mon idée qui n’a pas manqué de la surprendre même si elle a finit par me dire « Pourquoi pas ? On va essayer. » N’étant pas sur du résultat final, mon interlocuteur était prêt à faire un essai gratuitement quitte à jeter le verre si le résultat n’était pas à la hauteur de mes espérances. Au final, j’ai mon verre, le résultat n’est certes pas parfait mais compte tenu de la difficulté de l’exercice, je dis  « bravo » quand même. Je tiens également à préciser que l’achat ne m’a coûté que 4,50€. Du coup, je suis fier aujourd’hui de vous présenter mon verre personnalisé avec la première de couverture de mon deuxième livre.

Pour ceux qui sont intéressés par le concept pour une idée cadeau par exemple, je vous laisse l’adresse mail du professionnel : Christine MOLLIERE, Arbres en perles et gravures sur verre à : yves.molliere@neuf.fr

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#38 Le Mot de l’auteur du 11/03/2017 : Non merci, j’ai pas le temps!

Alors ce texte est un bilan de dédicace mais il est si unique que j’ai décidé d’en faire un « Mot de l’auteur » exceptionnel. Aujourd’hui, je présentais mes livres à l’espace culturel du Leclerc d’Osny dans le 95, Val d’Oise si ma mémoire est bonne. Tout d’abord, pour moi, le mot qui résume le plus cette journée c’est « galère ». En effet, je suis arrivé avec 20 minutes d’avance mais comme mes livres n’étaient pas référencés en magasin, j’ai commencé à présenter avec 30 minutes de retard. Mais bon, ça se rattrape me direz-vous ! Ensuite, chose curieuse, je ne suis parvenu à vendre que 3 livres sur toute la journée, 3 x « Pour Camille ». C’est là que ça devient intéressant voyez-vous, je dis « chose curieuse », parce que toutes les conditions du succès étaient réunies. J’étais dans un très grand magasin, lui-même placé dans un grand centre commercial, j’étais personnellement bien placé, bien entouré par une équipe souriante et compétente, j’ai eu le droit de positionner mes deux banderoles, j’étais bien vêtu et bien entretenu, j’avais une belle nappe, j’avais plein de livres, il y avait beaucoup de passages, le temps était beau, et on est toujours en début de mois…tout était parfait ! Enfin presque… j’ai proposé aux visiteurs de découvrir mes livres avec courtoisie comme j’ai l’habitude de faire et là, horreur, les réponses furent presque toutes les mêmes du début à la fin de la journée : « Non merci, j’ai pas le temps ! ». Je veux bien qu’on puisse être pressé mais quelles sont les probabilités pour que tous les gens rencontrés soient pressés en même temps ? On est d’accord, ça tient plus de la fable que de la réalité. A noter, cependant que beaucoup de gens avaient une liste de courses à la main. Mais je l’ai déjà dis et je le répète encore, lorsque je présente mes livres, j’invite à la découverte, il n’y a pas d’obligation d’achat, je ne suis pas un commercial qui refourgue des forfaits téléphones, je ne mords pas et je ne force personne à acheter mes livres. Tout ce que je demande, c’est deux minutes de temps pour discuter de mes livres et après, en fonction des affinités, on fait affaire ou pas…il n’y a pas d’obligation d’achat ! Il est inutile de se cacher derrière des excuses ou des prétextes. Soyez francs avec moi car je le suis avec vous ! Sinon, je suis quand même content d’avoir rencontré trois nouveaux lecteurs et d’avoir trouvé de nouveaux collaborateurs. Le magasin est prêt à me ré-accueillir ultérieurement et ce sera avec joie. Mon projet littéraire me tient à cœur, je suis très motivé. Il y aura un match retour !

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#37 Le Mot de l’auteur du 16/02/2017 : Ouverture au public de Kévin FRANCOIS ActuLitté en Vidéos

L’un des plus grands problèmes que j’ai pu rencontrer dans mon parcours d’écrivain est celui de la visibilité. Réellement, je travaille avec une maison d’édition volontaire mais néanmoins méconnue et aux ressources limitées. Je ne peux donc espérer autant de publicité que les grands noms de l’écriture que l’on peut trouver sur les bus, dans le métro ou en grand dans les magasins. Pour les journalistes, je peux dire avec reconnaissance que la presse locale a joué et joue toujours un rôle majeur pour ma visibilité dans les environs de ma ville de départ. En revanche, dès que nous quittons la périphérie de Chauny, il devient plus compliqué d’obtenir ne serait-ce qu’une photo dans le journal d’une autre ville. Prétexte invoqué : « Vous n’êtes pas d’ici monsieur ». J’ai toujours trouvé cette excuse ridicule parce que le temps d’une journée de dédicace, je fais effectivement parti de la ville ce qui rend ma candidature légitime. De plus, je précise qu’en plus d’être chaunois, je reste aussi français ! A chaque fois que je reçois cette excuse, je tente d’exposer mon point de vue avec passion et courtoisie mais ça ne me mène presque toujours à rien. Mes arguments et protestations sont entendus mais pas retenus. Même si aujourd’hui nous vivons à l’heure du numérique et de la technologie, un très grand nombre de personne lis encore le journal, et pourquoi pas d’ailleurs ? Du coup, une absence d’article ou un article à paraître qui ne paraît pas dans un quotidien très lu, constituent pour moi et mon parcours d’écrivain un gouffre énorme qui me sépare de la notoriété et du plein succès. Le pire est que, derrière, les gens qui me croisent en dédicace me demandent pourquoi je ne contacte pas la presse pour me faire connaître!?! C’est vraiment incroyable, je suis refoulé et ça devient de ma faute !!!!! Depuis le premier jour que je lutte pour être vu, je cherche un moyen de contrer l’indifférence de la presse…et après plusieurs mois de réflexions je crois avoir trouvé la réponse idéale !
En effet, aujourd’hui, je suis fier de vous présenter ma chaîne Youtube intitulée : « Kévin FRANCOIS ActuLitté en Vidéos ». Un nom un peu long mais on ne peut plus équivoque. Ici, l’objectif de cette chaîne sera de promouvoir mon travail et mes péripéties d’écrivain directement auprès du grand public sans passer par un intermédiaire capricieux. Pour les habitués du « Mot de l’auteur » ce sera plus ou moins la même chose que cette chronique hebdomadaire sauf que ça se fera en vidéos. En allant sur Youtube, vous remarquerez surement que ma chaîne est ouverte depuis fin Janvier 2017. Je ne voulais pas en faire la promotion avant d’avoir un contenu minimum à proposer. Sinon, quand j’en ai discuté de ce projet autour de moi, on m’a répondu qu’un écrivain n’avait pas vraiment sa place sur Youtube. J’approuve assez ce point de vue mais je pense que vous serez d’accord avec moi ici sur le fait qu’une vidéo visionnée une seule fois sera toujours plus utile qu’un article absent !
Pour conclure, je citerai M. David NOUI, professeur d’anglais qui m’a dit un jour : « Si vous n’arrivez pas à franchir la montagne, contournez là ! »

https://www.youtube.com/cha…/UCn8RFxp5PHXlfedpX-tuFWA/videos

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#36 Le Mot de l’auteur du 17/11/2016 : L’importance de maîtriser son propre travail

Pas plus tard que cette semaine, je me suis replongé dans un exercice que je n’avais pas réalisé depuis un petit moment déjà à savoir la lecture de mon propre travail. Rassurez-vous, ce n’est pas du narcissisme, c’est plus une preuve de ma volonté de bien faire. Normalement, dès samedi prochain, je repars en dédicace après une belle pause et je dois être convainquant devant les nouveaux lecteurs souvent aussi exigeants que dubitatifs. Lorsque que l’on écrit un livre, l’histoire reste profondément ancré en tête le temps de l’écriture mais il suffit de ne plus en parler ou d’accorder moins d‘importance à son texte pour en oublier les détails. Bien sûr, les grandes lignes vont rester en mémoire, ça ne s’oublie pas comme ça mais les petits passages susceptibles d’intéresser les puristes ou les chasseurs de perles rares vont s’évanouir comme-ci vous ne les aviez jamais écrit. Dommage ! Du coup, relire son livre après la publication permet dans un premier temps de constater la différence majeure entre le texte brut tapé sur Word et le format définitif du livre publié, ce qui est encourageant et motivant. Ensuite, et c’est surement l’avantage le plus important, en relisant, il est possible de redécouvrir son livre, de réapprendre à le connaître pour mieux le maîtriser, mieux le présenter et ainsi mieux le vendre. Très souvent, les visiteurs considèrent qu’un écrivain est forcément âgé, donc un petit jeune qui présente un livre derrière une table n’est très probablement pas l’auteur. Le cas échéant, c’est à l’auteur de montrer à ses interlocuteurs les plus dubitatifs qu’ils peuvent se tromper et qu’il est effectivement l’auteur des livres mis en avant en les présentant comme personne d’autre ne peut le faire à sa place. Enfin, relire mes propres textes me permet de me rendre compte de l’ampleur de l’univers auquel je donne vie. Devant certaines anecdotes du personnage principal, je me dis que j’aurais pu présenter la situation autrement et comme il trop tard, ça me donne des idées pour la suite de mon parcours littéraire. Sûrement plus que du narcissisme je pense !


#35 Le Mot de l’auteur du 01/11/2016 : Conditions d’écriture

J’ai souvent entendu d’autres écrivains parler des conditions dans lesquelles ils écrivent. Bien-sur, il y a le fameux « coin de table » où on peut griffonner…En fait, depuis le début de mon aventure littéraire, je me suis beaucoup demandé si ce coin de table n’était pas un mythe en réalité car je n’ai jamais vu le moindre écrivain écrire un truc comme ça sur le pouce. J’ai déjà vu des homologues sortirent un petit carnet qu’ils rangent aussitôt dans leur poche après y avoir ajouté une ou deux phrases, j’en ai entendu d’autres se répéter plusieurs fois une bonne réplique histoire de la mémoriser et de la ressortir plus tard, et j’en ai même vu écrire sur leurs mains…mais dans tout cela, pas de coin de table. En ce qui me concerne, il m’est déjà arrivé de prendre des notes sur un carnet mais ça ne m’a pas beaucoup servit parce que j’ai tendance à oublier que j’ai pris des notes ce qui rend le geste complètement caduque au final. Du côté de mes bonnes idées, j’arrive à les retenir sans assistance si les idées en questions sont vraiment bonnes. Si elles ne sont pas si intéressantes que ça, je les oublie et en trouve de nouvelles tout simplement. Ensuite, pour ce qui est de l’exercice d’écriture formel, ce moment si particulier durant lequel je rédige les pages qui constitueront mon futur livre, j’ai besoin de conditions aussi sobres que douillettes. En effet, les moindres bruits, parasites, importuns, gêneurs, démangeaisons sur le nez, sursauts de température, musiques aussi agréables soient-elles : vont représenter pour moi une barrière à l’efficacité et finalement au résultat. Non, pour que ça marche, il me faut du bon matériel comme un pc fixe avec word, j’aime aussi que mon écran soit assez large sans reflet, il faut qu’il fasse ni trop chaud ni trop froid, je ne veux pas être dérangé, je veille à ce que la séance d’écriture soit raisonnable sur la durée…Lors de l’écriture de « Pour Camille », je me suis fait avoir par un autre paramètre que je n’avais pas mesuré comme la qualité de mon fauteuil. C’est seulement après quatre heures d’écritures et un mal de dos horrible que je me suis rendu compte que je n’étais pas assez bien installé. Très désireux de finir mon premier livre, j’ai continué d’écrire dans ces conditions. Comme c’était terminé et que j’ai été appelé ailleurs, je n’y ai pas repensé pour les « Sortilèges Embrumés » et je me suis encore fait avoir. Mais alors que je me prépare à entamer l’écriture d’un troisième ouvrage, je me suis dis qu’un bon fauteuil présidentiel serait indispensable !


#34 Le Mot de l’auteur du 26/10/2016 : Un mois déjà

Voilà déjà plus d’un mois que mon deuxième roman « Sortilèges Embrumés » est sorti. Je reçois déjà des retours de lectures. Comme je le pensais, l’histoire, les illustrations, la couverture et même le titre semblent être appréciés. Les débuts de ce deuxième opus sont encourageants et me poussent à continuer. Je suis actuellement en cours de négociation pour positionner de nouvelles séances de dédicaces afin de présenter le livre et son prédécesseur ensemble. Je vous tiendrai informé dès qu’une date se présentera. Ce sera l’occasion, de revoir les lecteurs du premier jour et en même temps de leur offrir un marque-page assorti que je viens tout juste de recevoir.

Pour ceux qui le souhaitent, le livre est disponible sur le site Internet de ma maison d’édition sur le lien suivant:
http://7ecrit.com/livre/sortileges-embrumes

Et pour ceux qui l’ont déjà lu, ils peuvent laisser leurs impressions de lectures sur ce même lien.

Sinon, on s’arrache aussi mon livre au gouvernement, la preuve en image!

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#33 Le Mot de l’auteur du 19/10/2016 : Ils préfèrent les morts!

Il y a deux semaines, je participais au Salon du livre de Soissons pour la troisième fois. Au passage, c’était le baptême du feu des « Sortilèges Embrumés » devant le grand public. Globalement, c’était un bon salon, l’association Lire en Soissonnais sait recevoir : la salle est grande et chauffée, les repas sont bons et nourrissants, le personnel est efficace, la publicité est là de même que le public…Oui c’est un bon salon du livre qui devient de plus en plus connu et qui attire toujours plus d’auteurs et de visiteurs. Seulement, une petite chose me gène à chaque fois, que ce soit dans ce salon ou dans un autre, c’est la place que l’on octroie aux auteurs présents. En effet, au cours de ces salons, vont se succéder des auteurs connus, des maires, des députés, des préfets et autres hauts fonctionnaires. Tour à tour, ils vont parler et citer un autre auteur très connu pour montrer l’attachement qu’ils portent à la manifestation culturelle qu’ils visitent. Ce qui est une bonne chose en soi ! Malheureusement, tous les auteurs cités ou la grande majorité d’entre eux sont soit très célèbres, soit morts ou les deux à la fois. Les gens cités n’ont plus rien à prouver à qui que ce soit. Si demain Emile Zola vend 100 livres, je ne suis pas sûr qu’il se sente touché, si demain Victor Hugo reçoit les honneurs de la presse, je crois que ça lui fera une belle jambe ! En revanche, pour des auteurs comme moi, des auteurs de l’ombre qui œuvrent pour pérenniser leur travail d’écrivain, le moindre livre vendu ou regardé constitue un coup de main nécessaire pour permettre de continuer. L’un de mes amis m’a dit qu’il était nécessaire de se rappeler des illustres auteurs qui nous ont précédés ne serait-ce que pour s’en servir de modèle pour nous tirer vers l’excellence. Je suis d’accord avec lui mais je pense qu’il faut préférer les vivants, sinon comment pourrions-nous, nous-même, devenir illustres ?

Couverture validée officielle


#32 Le Mot de l’auteur du 11/10/2016 : « Sortilèges Embrumés »

Comme l’a déjà annoncé ma collaboratrice Chantal GOBEAUT, mon deuxième livre, les « Sortilèges Embrumés » est désormais en vente officielle. La date formelle de parution était le 20.09.2016 mais n’ayant aucun livre à ma disposition à ce moment là j’ai préféré attendre pour être sur. Mon deuxième roman de style fantastique est disponible en ebook téléchargeable au prix de 7.99€ ISBN : 979-10-326-0632-2 et en format papier à 18,90€ ISBN : 979-10-326-0133-4. Pour l’obtenir, c’est très simple, il est possible de le commander en librairie et aux comptoirs culturels des grandes surfaces avec les informations ci-dessus, en passant par moi-même sur kevin.francois02@hotmail.fr ou en allant sur le site Internet de ma maison d’éditions avec le lien suivant :

http://7ecrit.com/livre/sortileges-embrumes

Je rappelle que les « Sortilèges Embrumés » constituent la suite de « Pour Camille » mais que les deux livres sont construits de telle sorte à ne pas avoir besoin de l’autre pour être compris. Dans ce deuxième ouvrage, j’ai tenu compte d’un souhait que j’avais déjà il y a maintenant trois ans et d’une remarque que l’on m’a souvent fait. Donc, j’ai ajouté 25 illustrations réalisées par Chantal GOBEAUT, un peintre axonais qui a généreusement accepté de m’apporter son concours. Pour ma part, je trouve le mélange du texte et des images réussis et détonnant. Je ne doute pas que ce livre saura contenter les fans de « Pour Camille » et conquérir de nouveaux admirateurs. Je suis très fier de pouvoir enfin vous le proposer après tous les efforts qui ont été fournis pour le réaliser et trois ans après le début de mon aventure littéraire. Pour conclure, je ne vois qu’une seule chose à dire : « Bonne lecture ! »

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#31 Le Mot de l’auteur du 28/09/2016 : Tributaire de la météo

Comme je le disais hier soir, ce weekend, je participais au 24éme Salon du livre de Merlieux et Fouquerolles. Le troisième pour moi. Malheureusement, il a fallu repartir tôt. En effet, vers 6h00 du matin, la journée s’annonçait radieuse et elle l’a été jusqu’à approximativement 13h30/14h00. Le ciel s’est alors couvert et il a commencé à pleuvoir pour ne plus s’arrêter. La suite, on a connait, le salon du livre de Merlieux étant à ciel ouvert, les visiteurs se sont précipités vers les endroit couverts. En voyant les rues se déserter, moi-même ainsi que les autres exposants avons plié bagages pour protéger nos livres de la pluie. Bien entendu, chaque auteur est conscient du risque météorologique au moment de remplir sa fiche d’inscription. A ceci prêt que je suis déçu de l’expérience sans toutefois en vouloir à l’organisation qui n’y est pour rien. Dans ce genre de cas, l’inquiétude va aux livres. Fort heureusement, aucun ouvrage n’a été abimé et c’est une chance surtout quand on sait à quelle vitesse ils peuvent se gondoler. En dehors du désagrément de s’être déplacé pour rien et d’avoir réservé un emplacement pour rien aussi, j’ai eu le plaisir de revoir des lecteurs du premier jour. Le seul petit souci vient du fait qu’ils cherchaient mon nouveau livre : « Sortilèges Embrumés » et celui-ci étant toujours en impression, je n’ai donc pu l’amener pour le présenter. Enfin, je vais arrêter ici le mélodramatique en rappelant que mon nouveau titre doit être prêt à la vente pour la fin Septembre ou le début Octobre…Nous sommes toujours dans le délai impartis. En outre, pour ceux qui voudraient découvrir tout de suite les « Sortilèges Embrumés » , je vous invite à découvrir le synopsis de mon deuxième roman directement sur le quatrième de convertir que je vous offre ici. Bonne lecture.

Couverture validée officielle


#30 Le Mot de l’auteur du 21/09/2016 : Procédure de publication

Lors d’une publication chez 7 Ecrit Editions, au moment où le contrat est signé entre la maison d’édition et l’écrivain, commence un long travail de vérification et d’invention. On va procéder dans l’ordre que l’on souhaite même si moi je préfère corriger le texte en premier car il représente plus de travail. Dans le texte brut, l’objectif est d’éliminer un maximum de lacunes scénaristiques et de fautes d’orthographe, de grammaire et de présentation. Quand ceci est terminé, on signe le « Bon à tirer manuscrit » également appelé « BAT » par les intimes. Pour ma part, le BAT manuscrit des « Sortilèges embrumés » est signé depuis fin Août. D’un autre côté, je parlais aussi d’un long travail d’invention parce que dans un livre, il n’y a pas que le texte, il y a aussi la couverture qui est très importante et notamment dans sa capacité à accrocher un public. Le design de la couverture et le texte qu’elle comporte sont inventés de touts pièces par l’auteur du livre. Il faut donc les pensées soigneusement car le texte au même titre que les images devront représenter le livre. A la fois, suffisamment pour que les lecteurs soient en mesure de se dire que le livre va leur plaire mais aussi assez mystérieusement pour garder l’intrigue entière et motiver la lecture du livre en question. C’est aussi un effort en sachant que l’écrivain a le droit à un nombre maximum d’essais et a un temps impartis. Au-delà de ce nombre et de ce temps, il faut prévoir des frais supplémentaires de publication et un retard éventuel dans l’exécution du contrat de publication. Une fois que la couverture et son texte sont inventés et validés, il faut signer le BAT couverture. La signature des deux documents entraîne la validation générale du livre qui part aussitôt en impression. Pour moi, le BAT couverture a été signé ce weekend. C’est toujours un moment délicat et stressant que de signer les BAT car une fois émargés, on ne peut plus faire demi-tour. Le livre sera imprimé parfait ou avec ses fautes oubliées. La signature du BAT couverture officialise le visuel du livre que je vous laisse découvrir ici.

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#29 Le Mot de l’auteur du 13/09/2016 : Le schéma de la communication

A l’école, en cours d’expression écrite, les professeurs insistent énormément sur la maîtrise de la grammaire, de l’orthographe, de la conjugaison et du vocabulaire afin d’améliorer la qualité de l’expression de l’élève. Et à juste titre d’ailleurs car lorsque l’on observe le schéma de la communication, on se rend compte que c’est l’énonciateur du message qui travail le plus. Il a tout intérêt à s’exprimer du mieux possible afin de maximiser ses chances de se faire comprendre. Du coup, si par exemple, l’on transpose le schéma de la communication à mon livre cela donne ceci : Un émetteur nommé Kévin FRANCOIS énonce un message qui est : « l’amour c’est beau à condition que chacun y mette du sien », sur un canal qui est : « Pour Camille » à l’attention d’un destinataire qui est le public. L’objectif de mon message est de faire réfléchir sur les relations amoureuses afin de les améliorer. D’un autre côté, lorsque je faisais des études de comptabilité, les professeurs nous expliquaient qu’à force d’habitude, les comptables finissent par adopter un jargon professionnel qui est difficilement compréhensible par les collègues des autres services, par les clients et éventuellement des cadres et autres supérieurs hiérarchiques. De ce fait, il faut ajouter au schéma de la communication une condition supplémentaire que j’utilise toujours aujourd’hui. Il faut et je cite : « faire comme-ci l’interlocuteur ne sait absolument pas de quoi on parle ». De cette façon, en précisant sa pensée, on augmente de manière drastique ses chances de se faire comprendre. Je reprécise toute ces choses parce qu’une fois, une lectrice mécontente est venu me traiter de pervers car selon elle mon livre faisait l’apologie du harcèlement. Devant une telle accusation, la surprise a rapidement fait place à la curiosité, je voulais voir si elle disait vrai. Donc, j’ai relu mon livre pour voir si quelque chose pouvait éventuellement mener à sa conclusion. Certains passages sortis de leur contexte peuvent être mal interprétés mais sans ça, non. Rien dans mon livre n’encourage le harcèlement, je suis formel. J’ai revu tout mon schéma de communication afin de déceler un quelconque obstacle à la compréhension de mon message et je n’en ai pas trouvé de préjudiciable. Ou plutôt si et je vais conclure sur cette pensée. Au moment de transmettre un message, on peut être le meilleur énonciateur du monde, le message ne sera pas compris si le destinataire ne le lis pas, pas entièrement ou s’il s’évertue à mal l’interpréter.

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#28 Le Mot de l’auteur du 06/09/2016 : Sortilèges Embrumés – La correction

Comme je le disais dernièrement, alors que je rentrais moi-même de mon séjour annuel, j’ai trouvé plusieurs mails émanant de différents services de ma maison d’éditions. La correction officielle de mon manuscrit avait commencé sans moi et nécessitait mon attention immédiate de même que l’infographiste attendait que je lui décrive la couverture que je désirais pour les « Sortilèges Embrumés », mais je reviendrais plus tard la dessus. Avant d’envoyer le manuscrit à la maison d’édition, j’avais déjà procédé à des relectures de mon travail et je trouvais que mon livre était assez présentable. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant des pages qui arboraient ce rouge si familier issu d’une correction assidue ? Dans mes souvenirs, autant d’erreurs n’avaient pas été soulevées à la correction de « Pour Camille », je dis bien dans mes souvenirs ! A l’époque, le correcteur avait déniché des fautes qui m’avaient poussé à m’améliorer subitement. D’ailleurs, je me félicite de ne pas avoir refait ces fautes. Cela prouve que la correction a un impacte aussi bien sur le livre que sur son auteur. A ma décharge, pour ce deuxième opus, je dirai qu’en examinant les détails incriminés, j’ai pu trouver des erreurs qui ne se remarquent pas au premier coup d’œil, j’ai trouvé des fautes sur des mots que je n’ai pas l’habitude de manipuler à l’écrit et j’ai trouvé des coquilles comme on dit sur des questions de présentations. Je me console, en voyant que mes erreurs sont plus compliquées et beaucoup moins courantes. Cela signifie que je progresse, c’est bien. Quand on écrit et que l’on est publié, on voit son ego prendre du volume, on est fier de soi, un pas de géant est franchi mais ce rouge scolaire a le don de remettre les pendules à l’heure, on se sent soudainement petit et humble. Enfin, comme pour la première fois, je garde un bon souvenir de cette expérience parce que j’ai appris beaucoup de choses. La correctrice dégage un savoir incroyable qu’il me tarde de posséder. Elle a même su remanier des passages sans que je lui demande et elle a même trouvé un truc sympa pour mettre en valeur mes illustrations. Que demander de plus ? Je conclurai ici en disant que même si la correction est un moment difficile à passer tant par le travail qu’elle génère que par la remise en question qu’elle suscite, elle contribue à faire de moi un meilleur écrivain et c’est ce que je veux pour moi et mon public.

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#27 Le Mot de l’auteur du 26/07/2016 : Débordant d’imagination!

Lors des séances dédicaces, les visiteurs qui s’arrêtent à ma table pour découvrir mon travail me confient très souvent l’admiration qu’ils ont de rencontrer une personne capable d’écrire un livre. En effet, selon leurs dires, ils n’auraient assez d’imagination pour créer une intrigue, un univers ou une histoire de A à Z. Sans vouloir me venter, il est vrai qu’inventer l’histoire d’un livre représente un effort certain. Mais pour ma part, le manque d’imagination n’est pas un problème. J’ai passé une très grosse partie de ma vie à penser, imaginer, créer, inventer, calculer, simuler ou organiser et ce, aussi bien pour des choses sérieuses comme un voyage ou des choses moins importantes comme la crédibilité d’un canular par exemple. Aujourd’hui, imaginer est devenu un exercice quotidien, une formalité et des milliers d’idées me parcourent l’esprit chaque jour. Je fourmille de pensées en tout genre. De ce fait, pour moi, le problème ne sera pas dans le spectre de la page blanche comme disaient les professeurs à l’école mais plutôt dans la gestion d’une invasion d’idées. J’ai tellement de choses à dire et tellement de thèmes à aborder que j’ai beaucoup de mal à choisir ce que je vais raconter. Depuis un peu plus de deux semaines maintenant, je prépare la sortie des « Sortilèges embrumés », mon deuxième livre et suite de « Pour Camille ». Et déjà, l’idée d’un troisième livre cogite dans ma tête. Trois bons scénarios plausibles sont à ma disposition avec un thème d’écriture et une corrélation avec les deux premiers livres. De nouvelles possibilités se présentent chaque jour et j’ai énormément de mal à me décider. J’ai déjà rencontré le problème deux fois et j’ai su en triompher deux fois, je ne doute pas de ma capacité à recommencer mais ce devoir de sélection m’insupporte. Il a quelque chose de frustrant. Je sais que c’est nécessaire et je vais le rencontrer à chaque nouvelle publication, j’ai donc intérêt à m’y faire et le plus tôt sera le mieux. Heureusement, je me console en me disant que ce qui n’est pas publié aujourd’hui, le sera une autre fois !

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#26 Le Mot de l’auteur du 19/07/2016 : Du sel bleu

A l’époque où je commençais à écrire, je me posais beaucoup de questions sur la façon dont je devais rédiger mon livre. Je croyais naïvement que pour être considéré comme un bon écrivain, il fallait correspondre à un certain modèle. Cette idée me hantait tellement que j’étais prêt à tous les efforts pour que mon écriture corresponde aux textes de ceux qui connaissent le succès. Bien entendu, j’ai essayé d’écrire en me laissant guider par cette opinion mais j’avais l’impression d’être muselé, bridé et finalement loin de mes idées. Néanmoins, une ébauche de roman était tout de même parvenue à voir le jour sous cet état d’esprit. Je croyais que j’étais sur la bonne voie et c’est en me relisant que je me suis rendu compte que je parlais des banalités de la vie, sans grand intérêt. Mon écriture n’avait aucune personnalité, elle était creuse, vide et sans âme. Un jour, lors d’une intéressante discussion avec mon oncle, je lui fis part de mes difficultés à écrire librement et celui-ci m’expliqua qu’en tant qu’auteur j’avais tous les pouvoirs sur mon texte et sur ce que je souhaitais y faire apparaître. Il me dit et je cite : « Regarde cette salière ! Si tu décides que dans ton livre le sel soit bleu, c’est ainsi qu’il sera ! Tu n’as même pas besoin de justifier ce fait, si l’auteur le dit, c’est vrai.» Je ne pourrais jamais oublier cet exemple tant il a su me délivrer de mes peurs de novice. Je me suis servi de ce nouvel état d’esprit pour écrire « Pour Camille », je l’ai réutilisé pour rédiger « Sortilèges embrumés » et je compte refaire appel au précepte de mon oncle pour écrire le troisième volet des aventures de Jonathan. Aujourd’hui, j’assume la différence de mes textes qui se veulent pragmatiques, à la fois fantastiques et réalistes, qui n’apportent que des descriptions nécessaires à l’histoire et qui utilisent les codes littéraires que je juge opportun d’utiliser. Je citerai ici l’ajout des noms des personnages devant les dialogues pour que le lecteur sache exactement qui parle. Ce procédé est issu du monde théâtral mais cela ne l’empêche pas d’apparaître dans « Pour Camille » qui est un roman et non pas une pièce.

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#25 Le Mot de l’auteur du 12/07/2016 : Photo de couverture

Mardi 5 Juillet 2016, j’ai signé mon deuxième contrat de publication avec 7 Ecrit Editions. Conformément à la première fois, on m’a demandé de remplir une fiche auteur comportant les informations clés de mon nouveau livre comme le nom de l’auteur, le pseudonyme s’il y en a un, le genre littéraire, le titre du livre, le descriptif de la couverture attendue, le résumé qui doit apparaître en quatrième de couverture, quelques informations biographiques en accord avec le texte, une explication du thème abordé et/ou certains extraits emblématiques du livre pour allécher les lecteurs et une photo de l’auteur. Comme je me souvenais de cette procédure, j’avais préparé les informations avant d’envoyer mon manuscrit à mon éditeur. Le remplissage de la fiche auteur peut donc se résumer à un simple « copié-collé ». En revanche, le choix de la photo a posé son lot de problèmes. C’est pour moi un élément surement aussi important que le résumé du livre ou son contenu. La photo va permettre au lecteur d’identifier l’auteur ou de le remémorer. Cette image va mettre un visage sur un texte, un produit, un bien culturel qui sera à la vue de tous. Elle va susciter des réactions qui vont influencer les lecteurs ce qui me rend particulièrement exigeant sur le choix de la photo en question. Depuis mardi dernier, j’ai du faire une bonne centaine de selfie et un seul est parvenu à me convaincre. Je voulais quelque chose de sobre mais aussi souriant, de professionnel sans être trop strict, de récent pour être fidèle à la réalité, et d’intelligent sans être prétentieux…en bref, je me suis pris la tête pour un simple portrait. A côté de ça, je préfère nettement réaliser des photos d’identité, c’est plus rapide. Heureusement, j’ai finis par me décider et la photo est parti ce jour avec le reste de la fiche auteur. J’attendrais de recevoir la maquette de couverture pour vous faire voir le tout. En attendant, rappelez-vous le premier portrait utilisé sur le quatrième de couverture de « Pour Camille ».

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#24 Le Mot de l’auteur du 05/07/2016 : Edition sponsorisée?

Comme je le disais la semaine dernière, il existe plusieurs types de publication en France et de son côté, « Pour Camille » a fait l’objet d’un contrat participatif. Je rappelle que dans ce cas, une maison d’édition reconnait l’intérêt du manuscrit, souhaite le publier mais ne veut pas s’engager à 100% dans sa publication. De ce fait une partie du coût de la publication reste à la charge de l’auteur du livre. Pour ma part, on parle d’une somme s’élevant à hauteur de 2000,00€. Alors pour un projet aussi vaste qu’une publication, on pourrait se dire que cela ne représente pas beaucoup d’argent mais pour un auteur aux origines modestes et en situation précaire, 2000,00€ c’est une très grosse somme difficile à rassembler. La première fois, j’ai utilisé des économies spécialement mises de côté pour ce type de dépense mais pour le deuxième livre je voulais me délester de ce fardeau. Donc lorsque j’eu terminé le deuxième manuscrit, j’ai commencé à démarcher des entreprises et autres entités économiques pour susciter un sponsoring. En échange d’une publicité dans mon prochain livre, une entreprise devait me donner une somme d’argent à sa convenance en gardant à l’esprit qu’elle devait représenter une somme conséquente comme 500,00€ par exemple. Ca se fait déjà dans les clips musicaux, c’est un procédé honnête et on parle de placement de produit. J’ai frappé à un très grand nombre de portes, à la ville, au département, à la région, chez des entreprises locales, au ministère de la culture, chez de très grandes entreprises et même chez des associations spécialisées en littérature. A chaque fois ou presque, mon interlocuteur a su souligner l’intérêt d’une collaboration éventuelle entre sa structure et moi-même tout en me félicitant pour l’audace dont je faisais preuve. Seulement voilà, les compliments et les tapes amicales sur l’épaule ont été mes seuls coups de mains. Contrairement à ce que l’on peut dire à la télévision, la crise économique n’est pas si ancrée, il y a encore de l’argent. Après, pourquoi le donne-t-on ici et pas ailleurs ? C’est le grand mystère. Je déplore amèrement cette situation car mon projet est sérieux et ma demande honnête. Malgré cela, je vais quand même pouvoir sortir mon deuxième livre prochainement et je ne peux m’empêcher d’être fier de mon parcours littéraire car j’y vois une dose importante de self-made-man à la française !

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#23 Le Mot de l’auteur du 28/06/2016 : Les différentes formes de publication

Aujourd’hui, en France, cinq sortes de publication existent: le compte d’éditeur, le contrat participatif, le compte d’auteur, la cession de droits et l’auto-publication. Tout d’abord, on trouve le compte d’éditeur qui est le « trésor» de la publication. Un éditeur reconnait la valeur de votre travail et propose de publier votre livre avec des conditions avantageuses sans vous faire payer quoi que ce soit. Une entreprise puissante vous aide. Le succès vous tend les bras. Le compte d’auteur a la moins bonne réputation de tous les systèmes de publication. Un éditeur reconnait un certain talent à votre travail mais considère un risque commercial qu’il ne veut pas prendre. Il propose de vous publier mais en laissant tous les coûts à votre charge. Il aura cependant un rôle de conseiller non-négligeable. La cession de droit découle du compte d’auteur et c’est selon moi la pire des options à choisir. Votre travail d’écrivain intéresse, on vous propose de vous publier gratuitement ou vraiment à bas prix en échange de la cession de vos droits d’auteur. Cela peut paraître avantageux mais ça ne l’est pas car vous perdez la propriété de votre travail. Si un film est fait sur votre livre, vous ne toucherez rien du tout puisque le livre ne vous appartient plus. Le contrat participatif, quant à lui, est le juste milieu entre le compte d’éditeur et le compte d’auteur. Une maison d’édition reconnait la valeur de votre travail mais ne veut pas se lancer totalement dans votre publication. Elle vous propose un partage des coûts avec un certain confort dans vos futures démarches. (Le cas de Pour Camille.) Enfin, arrive l’autoédition qui est très à la mode ces dernières années. Elle permet à l’auteur de se protéger des arnaques tout en donnant une chance de succès aux audacieux qui veulent se lancer malgré le refus des puissants éditeurs. Elle nécessite cependant de lourds sacrifices financiers pouvant conduire à la ruine. Un profil d’auto entrepreneur et des relations dans les métiers sont vivement recommandés. En conclusion, je dirai ici que c’est à l’auteur de déterminer quel type de publication lui convient le mieux. Choisissez avec attention !

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#22 Le Mot de l’auteur du 20/06/2016 : Peut-on parler de tout dans un livre?

« Peut-on parler de tout dans son livre ? » est une question que l’on se pose souvent au moment de commencer à écrire. Factuellement, en disposant les mots adaptés dans le cadre adéquat, nous pouvons parler de tout et de rien à tel point que le discours peut devenir dangereux. Une plume habile pourra rendre le terrorisme utile ou sympathique et la faim dans le monde ringarde. C’est pour cette raison que les maisons d’éditions ajoutent une clause de déontologie directement sur leurs plateformes Internet et sur les contrats de publication. Tout texte faisant l’apologie du racisme, de la pornographie et de la pédophilie sont proscrits et passibles de poursuites judiciaires et/ou de censures. Ensuite, du côté des œuvres que l’on voudrait citer, il faut à chaque fois préciser la source et l’auteur pour éviter le plagiat. Ici, c’est le cas de « Pour Camille », je cite une réplique de film mais je précise bien duquel il s’agit. Pour citer une personnalité ou une entreprise, il faut avoir l’autorisation de l’entité en question. Pour les œuvres tombées dans le domaine public, aucune autorisation n’est requise puisque le bien culturel public appartient à tous. Enfin, certains sujets très spécialisés ou traités de manières trop académiques ne concerneront qu’un lectorat limité. Pour les auteurs qui se lancent, c’est la pérennité de l’aventure littéraire qui est potentiellement mise en difficulté puisque le nombre de ventes va influencer la quantité de droits d’auteur dégagée et donc la rentabilité de la manœuvre. Sinon, pour éviter tout cela, on peut aussi écrire des textes fantastiques mettant en scène des univers créés de toutes pièces par son auteur. Notons également que lorsque l’on invente son univers, on est forcément fidèle au message que l’on souhaite transmettre. Aucun risque de plagiat. L’auteur n’aura besoin que de sa propre permission !

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#21 Le Mot de l’auteur du 14/06/2016 : L’identité littéraire

Au cours de rencontres littéraires tell que les salons du livre, on est amené à rencontrer de très nombreux auteurs qui ont chacun leur façon de mettre en avant leur travail et ce, afin de susciter l’intérêt des promeneurs. Ces derniers temps, l’usage des kakemonos se démocratise, on en rencontre de plus en plus. D’ailleurs, j’ai moi-même le mien à l’effigie de « Pour Camille ». La plupart du temps, ils sont tous très beaux avec un visuel de couverture, des couleurs chatoyantes ou en accord avec le livre présenté, un extrait du texte, le synopsis ou encore des commentaires de lectures. Mais il arrive parfois que certains soit très mal pensés. En effet, dernièrement, j’en ai vu un qui arborait un message comme celui-ci : « Vous avez aimé Harry Potter ! Vous aimerez ….. ! Un nouveau petit sorcier.» Je comprends très bien la pensée qui a conduit l’auteur de cette affiche à sa réalisation mais je pense que c’est une mauvaise idée dans la mesure où cette comparaison reste subjective. Pour l’auteur du livre, la ressemblance avec Harry Potter est évidente mais pas nécessairement pour le lecteur qui va passer derrière. Une déception peut s’amorcer de cette comparaison pour une personne très fan d’Harry Potter qui ne retrouvera pas le héros de ses attentes. Et enfin, surement le détail le plus important, même si nous, les auteurs de l’ombre, essayons de nous faire une place dans le milieu de la littérature, je trouve assez affligeant de se comparer aux autres pour exister. Si je présente un livre qui est bien, alors il n’a pas besoin d’un autre pour se distinguer, il sortira du lot de par lui-même simplement en arborant ses propres qualités. Il arrive parfois que l’on me demande où se situe mon livre par rapport à d’autres et auquel cas, je tache d’être le plus fidèle possible dans ma comparaison mais lorsque je parle de « Pour Camille » à une personne qui ne connait pas, je reste en accord avec son thème, son histoire et son identité littéraire. Ainsi, la personne qui achète « Pour Camille » ne le fait pas pour donner une continuité à ce qu’elle a aimé ailleurs, elle le fait dans le but de découvrir « Pour Camille ».

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#20 Le Mot de l’auteur du 07/06/2016 : Les anglicismes

Aujourd’hui, dans nos discours quotidiens, on peut constater l’apparition d’un très grand nombre d’anglicismes. Je rappelle rapidement qu’un anglicisme correspond à l’introduction d’un terme anglo-saxon dans une autre langue, en l’occurrence, ici, ce sera le français. Pour ma part, je distingue trois formes d’anglicisme : le nécessaire, le pratique et le superficiel. On peut d’ailleurs trouver un spécimen des deux premières formes dans « Pour Camille ». Tout d’abord, l’anglicisme nécessaire correspond à l’introduction d’un terme anglo-saxon dans une langue qui n’admet pas son équivalent d’où la nécessité de sa présence. Exemple avec « looping ». La traduction la plus proche est « boucle » mais toutes les boucles ne sont pas des « looping » donc nous garderons ce mot faute d’une traduction existante. Le deuxième, l’anglicisme pratique est dans la même lignée que le précédent. Il s’agit de l’introduction d’un terme anglo-saxon dans une autre langue qui n’admet pas de traduction adaptée. Exemple avec « chewing-gum ». Ce mot a un équivalent français qui est « pâte à mâcher » ou « gomme à mâcher » mais cette traduction est surement aussi laide que lourde et est difficile à prononcer. Pour fluidifier le discours nous garderons le mot importé car il est plus pratique. Enfin, arrive l’anglicisme superficiel qui consiste à introduire un terme anglo-saxon dans une langue qui admet déjà une traduction adaptée et pratique à ce même mot. Exemple avec « boss » qui se traduira par « chef » en français. Aucun anglicisme n’est attendu ici mais le mot « boss » va quand même prendre le pas sur le mot « chef ». Je dis anglicisme superficiel parce qu’il n’a qu’une seule vocation, donner un effet de style moderne, une image jeune ou innovatrice. Mais si c’est la nouveauté qui est recherchée nous pouvons inventer nous même de nouveaux mots que nous nommerons : des néologismes. Je pense que c’est une bonne chose de s’ouvrir aux autres cultures et à leur langue mais pas au détriment de la notre. N’oublions pas qui nous sommes.

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#19 Le Mot de l’auteur du 30/05/2016 : Les Goodies publicitaires

Il y a un peu plus de deux ans, lorsque « Pour Camille » est sorti je me suis rendu compte qu’une image assez péjorative entoure parfois les écrivains. Dès que l’on parle de Français, on imagine facilement un vieillard rabougris dispensant des explications lourdes, fastidieuses ou ennuyeuses. Ne répondant pas à cette cruelle description, j’ai eu envie de combattre ce stéréotype mais sans trop savoir comment. Un jour, alors que je cherchais des informations sur le groupe « Evanescence », je suis tombé sur la photo d’une bouteille de « Coca Cola » qui portait le nom du fameux groupe de musique. Ce genre de Goodies publicitaires donne un côté sympathique et décontracté et c’était tout à fait ce dont j’avais besoin. Malheureusement pour moi, le projet ne fut que de courte durée car le générateur d’expressions sur le site de Coca Cola n’admettait pas le titre de mon livre. Une lettre manuscrite adressée à l’entreprise vint me confirmer ce verdict. Plus tard, je me suis aperçu que « M&m’s » proposait le même genre de promotions mais directement en personnalisant des bonbons avec une image et un texte court. Cette fois-ci, le problème venait du prix car si de petits lots abordables sont disponibles, il faut faire une commande minimum de 20 objets avec les frais de port en plus. L’expérience était trop onéreuse pour moi. Enfin, quelques temps plus tard, j’ai vu que « Nutella » proposait aussi la personnalisation d’un pot de pâte à tartiner mais comme chez Coca Cola, le générateur d’expression n’admettait pas « Pour Camille ». J’allais abandonner lorsqu’une nouvelle offre apparu. En effet, encore maintenant, il est possible de personnaliser un mug à l‘effigie de Nutella. Pour cela, il faut acheter un pot de 1 kilo de Nutella, prendre une photo de son pot, scanner le ticket de caisse, télécharger le tout sur internet, personnaliser un modèle et attendre un maximum de huit semaines pour recevoir une tasse vraiment cool. Voici la mienne qui est arrivée ce vendredi par la Poste, et gratuitement en plus !


# 18 Le mot de l’auteur du 17/05/2016 : Ma plume

C’est en 1995/1996, à l’institution Saint-Charles de Chauny, en CP, dans la classe de Mme Victor que j’ai appris à écrire. A l’époque, les élèves devaient apprendre avec un stylo plume. Seuls ceux qui avaient de réelles difficultés pouvaient passer au stylo à bille. Pour ma part, la découverte se fit naturellement, j’étais fier et heureux de pouvoir enfin me servir des outils que seuls les grands avaient le droit de manipuler. Cette fierté m’habite toujours aujourd’hui et la preuve est là, un Parker en acier brossé m’accompagne dans toutes mes rencontres professionnelles. Sans une plume avec moi, je me sens médiocre au moment d’écrire parce que sans plume, l’écriture devient vide, stérile, indicative, et surtout dépourvue de grâce. Il n’y a plus d’âme ni de poésie dans ses traits. On écrit pour écrire, il n’y a plus de place pour la beauté et l’élégance. Alors bien sûr, cette passion pour l’écriture manuscrite a évolué au cours des dernières années au point de me conduire à la calligraphie et à l’enluminure. Il est vrai que ma pratique s’est réduite dernièrement mais elle n’a pas disparu pour autant. Des cartes postales et des vœux cachetés partent tous les ans au moment de leur période estivale respective. Et c’est à force d’écrire qu’un jour une idée folle m’est venue : « pourquoi ne pas écrire un livre ? » Et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que les maisons d’édition préfèrent généralement les formats PDF ou les imprimés pour examiner les textes des candidats à la publication ! Je voulais tellement publier mon livre que je me suis plié aux règles du système pour permettre à « Pour Camille » de voir le jour. Mais vous l’aurez compris, l’un n’empêche pas l’autre, il est tout à fait possible taper un texte sur ordinateur pour le destiner à la publication tout en conservant le goût de l’écriture manuscrite. Enfin, je dirai qu’il est tout à fait ironique de devoir séparer deux disciplines si voisines en sachant que l’une a engendré l’autre.


#17 Le Mot de l’auteur du 10/05/2016 : Le Mot de l’auteur!

Récemment un ami m’a demandé : « Pourquoi fais-tu ça, le mot de l’auteur ? » La réponse est simple, il y a encore quelques mois, je faisais des séances de dédicaces tous les weekends, parfois même plusieurs par semaine. Une actualité très vivante entourait mon livre. Mais avant toute chose, il faut savoir qu’une dédicace nécessite d’assumer certaines dépenses comme l’essence, l’entretien d’un véhicule, la restauration sur place et j’ai même déjà vu des frais d’inscription. Pour ma part, les temps sont plus difficiles qu’auparavant, je ne peux plus partir chaque semaine en dédicace et ce, à mon grand regret. De ce fait, je ne peux plus montrer à mon public que je fais encore partie du circuit. Donc le mot de l’auteur est une façon pour moi de montrer que je suis toujours là en tant qu’écrivain et que « Pour Camille » est toujours une réalité littéraire. De plus, au cours de mes dédicaces, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’aprioris et de préjugés sur les auteurs, la littérature et la publication en générale. Certains pensent qu’un écrivain est forcément plein aux as, d’autres croient que le monde de l’écriture est ennuyeux et d’autres encore s’imaginent qu’un auteur est toujours un vieil homme rabougris par le temps. Grâce à mes mots de l’auteur, je peux faire la lumière sur certains aspects insoupçonnés de l’écriture. En plus, comme je suis moi-même écrivain, je peux ajouter un exemple tiré de mon propre vécu ou de mes anecdotes pour illustrer mes propos. Je peux m’appuyer sur « Pour Camille » pour expliquer en détail ce qui se passe en coulisse. Sans parler du côté découverte, ma chronique hebdomadaire apporte aussi des informations intéressantes à ceux qui veulent se lancer dans l’écriture d’un livre. Exercice qui n’est pas insurmontable mais, exercice qui reste néanmoins un défi.

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#16 Le mot de l’auteur du 02/05/2016 : La déviance de la langue

A l’époque où j’étais en primaire, mes premières relations avec le français ont été houleuses. Même si aujourd’hui ce que j’écris n’est pas parfait, je reviens quand même de très loin et je mesure mon parcours. Plus tard, vers la fin du collège, alors que mes lacunes reculaient, la langue parlée autour de moi subissait de profonds changements. Des expressions maladroites se démocratisaient : « Cette meuf est super bandante », « C’est trop bon », « kes tu fé 7 aprem ? », « Au jour d’aujourd’hui », « Je suis manager »…En connaissant le fin mot de l’histoire, je peux dire que « meuf » n’est pas très élégant surtout dans une société qui se veut égalitaire. De son côté, « bandante » est issu d’un participe présent qui exprime une action en train de se faire donc dire d’une femme qu’elle est bandante revient à dire de celle-ci qu’elle a une érection ! (L’image est curieuse) Ensuite, dire d’une chose qu’elle est trop bonne est une hyperbole pour souligner une qualité exceptionnelle. Mais « trop » exprime un excès qui lui-même a une connotation péjorative donc dévalorisante. De même que le langage SMS est très pratique parce qu’il est court mais il est si dénaturé qu’il devient incompréhensible. On gagne du temps à l’écrire mais on en perd à le traduire. En outre, « aujourd’hui » est un pléonasme qui se traduit par « au jour de ce jour » donc dire « au jour d’aujourd’hui » revient à dire « au jour d’au jour de ce jour » !?!? Enfin, l’usage des anglicismes se justifie parfois quand on n’a pas de traduction existante ou simple d’un terme anglo-saxon. C’est plus convenable de dire « chewing-gum » que « pâte à mâcher ». Mais est-ce réellement nécessaire de dire « Je suis manager » plutôt que « Je suis responsable ». Constater toutes ces déviances de langage m’exaspère surtout quand je me rappelle tout ce que j’ai du faire pour sortir des lacunes venant de l’inexpérience du débutant. Ecrire « Pour Camille » était une façon pour moi de dire « certains choisissent la facilité au mépris de la qualité…mais pas moi ! »

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#15 Le Mot de l’auteur du 26/04/2016 : Décalage pensée/verbe

Au lycée, en cours de Philosophie, on nous explique qu’il existe un décalage entre la pensée humaine et le verbe. Ce décalage serait si sévère qu’il serait parfois impossible de dire ce que l’on pense vraiment. Les mots : verbes, adjectifs, noms, adverbes, etc…ne seraient plus assez pertinents au point d’engendrer des répliques telles que celles-ci : « Je ne savais pas comment te le dire », « Je n’ai pas su trouver les mots ». Plus personnellement, au moment d’écrire : « Pour Camille », j’ai été confronté à un problème de taille à savoir qu’il me fallait raconter mon histoire tout en veillant à ce que mon discours ne soit pas trop lourd. Le récit se devait d’être fluide pour conserver l’intérêt du lecteur tout au long de sa lecture. Quand on cherche à fluidifier son texte, on s’intéresse aux répétitions, figures de style, synonymes, antonymes, hyponymes, hyperonymes, paronymes, constructions syntaxiques, etc… C’est alors que l’on se rend compte de l’extraordinaire richesse de la langue de Molière, de l’ingéniosité dont le français fait preuve ou encore de l’intelligence de sa construction. Bien sur, certaines situations sont parfois aliénantes de complexité mais ce ne sont que des cas particuliers, les fameux arbres qui cachent la forêt. Finalement, je dirai qu’à condition de savoir ce que l’on veut dire, d’avoir un Bescherelle et un dictionnaire on peut dire tout ce que l’on veut avec l’imagination pour seule limite. Après avoir terminé mon premier livre, un proverbe est devenu riche de sens pour moi-même: « Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement. »

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#14 Le Mot de l’auteur du 18/04/2016 : Une quête provinciale

Beaucoup le savent aujourd’hui, « Pour Camille » est inspiré de mes propres épreuves pour sa partie sentimentale et de films, livres et je veux vidéos à caractères fantastiques pour sa partie magique. Ici, je citerai à titre d’exemple : Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Percy Jackson, Entretien avec un vampire, le Parfum, et même la Bible !?!? De ces œuvres, j’ai repris certains codes tels que les origines souvent modestes du protagoniste principal, sa découverte d’une capacité extraordinaire ou son acquisition d’une grande puissance. Bien souvent, le héros finit par être lancé au secours d’un monde qui a désespérément besoin de lui tout en ignorant son existence. Ce destin est, selon moi, extraordinaire, irréaliste et surexploité. Si demain un individu lambda trouve une valise pleine d’or et de pierres précieuses dans la rue, il ne va surement pas la ramener ou la rendre. Nous vivons dans un contexte de crise si prononcé qu’une ressource aussi providentielle ne peut être sacrifiée, ou du moins en totalité, au nom de fabuleux principes qui n’apporteront que peu de gloire tout en laissant passer la faim. Je pense que l’humain de notre époque est trop individualiste pour penser à sauver le monde avant d’améliorer sa propre vie. Partant de ce point de vue, Jonathan, le personnage principal de « Pour Camille » ne cherche pas à sauver le monde mais bien un amour perdu à savoir une quête qui le concerne lui avant toute chose. Il s’agit donc d’un objectif banal parce qu’il est fondamentalement individualiste mais original parce qu’une telle banalité se rencontre rarement à ce niveau de l’histoire. Cette simplicité inattendue permettra aux lecteurs de s’identifier plus facilement au personnage principal et donc de voyager comme on est en droit de l’attendre de tous les romans.

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#13 Le Mot de l’auteur du 11/04/2016 : Livre papier et ebook

De nos jours, lorsque l’on constate l’importante percée du livre dématérialisé on se dit que le livre papier est surement en voie d’extinction…Loin sans faut ! Même si l’ebook est très présent, il ne remplace pas le livre papier. Ici, nous avons deux formats de publication différents qui visent une clientèle différente. Ainsi, le papier fera le bonheur des puristes et des passionnés tandis que l’ebook sera le choix des voyageurs, des gens pressés ou dont le domicile est déjà envahi de livres ! Notons également que le livre sous PDF est beaucoup plus abordable que livre papier ce qui lui permet de trouver une clientèle jusqu’à maintenant indomptée par le livre traditionnel. Il faut aussi savoir et c’est scientifiquement prouvé, que l’œil humain a une nette préférence pour la lecture sur supports papier que sur écrans de liseuses ou d’ordinateurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines maisons d’éditions prestigieuses exigent de leurs candidats écrivains qu’ils soumettent leurs textes bruts sous une forme imprimée et non dématérialisée. Pour ma part, je préfère infiniment plus le livre papier que l’ébook. Par exemple, mon premier roman, « Pour Camille » existe également sous format PDF, il est plus abordable que le format papier de 10,00€ d’écart, il me rapporte plus de droits d’auteurs mais j’en parle peu parce que mes goûts personnels se portent sur le symbole élégant et intemporel que représente le livre traditionnel. Pour moi, il a plus d’allure, on peut le dédicacer et il laisse un souvenir palpable…Pour conclure, je dirai que le livre papier ne disparaîtra jamais et encore moins devant l’ebook qui trouve sa place lentement mais surement dans notre société, ils ne sont pas concurrents mais complémentaires !

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#12 Le Mot de l’auteur du 05/04/2016 : La couverture

Parmi les innombrables questions que peut se poser l’écrivain, arrive très vite celle concernant l’apparence générale de son livre : « A quoi va ressembler la couverture? » On ne peut pas vraiment parler de couverture idéale parce que c’est encore une fois une question de goûts et de couleurs…Pour ma part, je suis très satisfait de la couverture de « Pour Camille » mais on m’en a dit tellement de choses en bien et en mal que je ne peux pas vraiment dire si le public l’aime ou pas mais ce qui est sur c’est qu’elle est conforme à ce que j’en attendais. En effet, je voulais surtout quelque chose reflétant l’histoire d’amour qui est le cœur du livre d’où le gros plan sur une jeune femme qui correspond à la description de Camille. Je voulais avoir un jeu de couleurs sobres ce qui m’a amené au choix du noir, blanc et gris. Je voulais un personnage masculin en arrière plan pour éveiller un mystère et annoncer légèrement la trame scénaristique. Je voulais aussi que l’on puisse sentir le côté fantastique en regardant Camille, c’est pourquoi son visage est si angélique, que ses cheveux volent au vent et que ses yeux sont si bleus. Finalement, tout ce que je voulais a été fait ! Au passage, je précise ici que la couverture n’est pas une photo, c’est une image de synthèse faite par le service infographie de 7 Ecrit Editions conformément à la description que j’en ai fournis sur le formulaire prévu à cet effet. Il est vrai que mon livre vise une personne qui existe vraiment mais il ne s’agissait pas de violer son droit à l’image surtout en sachant que cela aurait pu entraîner la censure de mon travail. Non, non, pas de photo ! Pour finir, je dirai ici que ce que j’aime surtout dans cette couverture c’est que le regard du dessin de Camille marque autant que le regard de la vraie. Le lecteur se souviendra de la couverture comme je me rappelle de Camille.

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#11 Le Mot de l’auteur du 29/03/2016 : Trop cher?

« Votre livre est trop cher, je vais attendre qu’il sorte en format poche ! » me dit un jour un visiteur en dédicace. Je dois reconnaître que c’est la première réaction que j’ai eu quand ma maison d’édition m’a parlé du prix de vente de mon livre lorsqu’il s’apprêtait à sortir. Avec le recul, pour un livre neuf dont le prix oscille généralement entre 15,00€ et 25,00€, à 17,90€ TTC, il reste malgré tout abordable. Ensuite, même si je pense que la culture doit être facilement accessible à tous, je dirai que c’est la maison d’édition qui décide du prix de vente d’un livre en fonction des coûts engagés et des ventes escomptées. L’auteur ne choisis pas le prix de vente. Ici, avec mon livre on est à 0,98€ de TVA, 2,53€ de droits d’auteur, 5,07€ de remise libraire, et 9,32€ de retour éditeur pour un total de 17,90€. De plus, pour que le livre sorte en poche, il doit faire partie des grands classiques historiques ou être un roman contemporain qui a très bien marché. Même si « Pour Camille » se vend bien, il n’en est pas encore là, le format poche ce n’est pas pour tout de suite. Heureusement, « Pour Camille » est également disponible en format PDF téléchargeable à 7.90€ TTC sur 7Ecrit.com. C’est une bonne alternative pour les bourses plus modestes. Enfin, plus personnellement, je propose parfois à bas prix des livres d’occasions ou des livres neufs un peu abîmés mais qui restent très lisibles. Selon l’état du livre, j’adapte le prix. Ainsi, un livre éprouvé par la vie s’en voit offrir une seconde et un lecteur modeste peut se faire plaisir à moindre coût. Tout le monde est gagnant ! ^-^

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10# Le Mot de l’auteur du 21/03/2016 : La taille des villes

Dans le cadre de mes séances de dédicaces, j’ai été amené à présenter « Pour Camille » dans plus de 45 villes différentes, réparties sur tout le quart nord-est de la France. En effet, je suis passé par de grandes villes comme Amiens ou Cambrai, par des communes moyennes comme Chauny ou Noyon et par de plus petits centres urbains comme Clermont, Roye ou Ham. Un jour, alors que je parle de mon livre à une nouvelle lectrice dans une « petite ville », celle-ci me pose une drôle de question, je cite : « N’est-ce pas un peu rabaissant pour un écrivain et son livre de venir s’enterrer par ici ? ». Malgré l’audace de cette question, je n’ai pas été perturbé le moins du monde et je lui ai répondu sur un ton très serein : « Non, pas du tout ». Car à l’époque je ne considérais pas que la taille de la ville pouvait avoir une importance. Au passage, c’est toujours mon point de vue aujourd’hui. S’il y a une librairie, il y a des lecteurs. Je ne fais pas de distinction entre le public parisien et le public de la Picardie profonde par exemple. Tout ce qui compte pour moi c’est que le lecteur m’accorde un peu de son temps et me laisse l’occasion de prouver la qualité de mon travail. S’il est intéressé par ce que je fais tant mieux, sinon tant pis. Ensuite, je dirai ici que l’un des objectifs de mon livre est de rassembler et d’inviter à la réflexion autour de mon texte. Si je trie les lecteurs en fonction de la taille ou de la réputation de la ville alors mon livre n’a plus de valeur. Enfin, des lecteurs intéressés par mon livre, j’en ai rencontré dans toutes les villes ou je suis passé. Je pense que ce ne serait pas juste pour les lecteurs des petites villes d’être obligés de se rendre en métropoles pour me rencontrer. Cela reviendrait à favoriser les résidents des grandes villes et je ne suis pas d’accord. Je terminerai ici en disant que malgré mon désir de présenter « Pour Camille » partout en France, je ne peux hélas le faire car une telle démarche demande beaucoup de temps, d’énergie et surtout de moyens dont je ne dispose pas à mon grand regret.

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#9 Le Mot de l’auteur du 14/03/2016 : Insistance et bienséance

Pas plus tard que la semaine dernière, une lectrice mécontente est venue exprimer une critique virulente de « Pour Camille ». Selon elle, Jonathan serait un harceleur, ce qui rendrait le livre malsain et donc médiocre. En tant qu’auteur, je respecte l’opinion des autres et plus encore celle de mon public, c’est normal. Dans mon souci de satisfaire les lecteurs, je déplore la déception mais ne peux hélas rien y faire. Cependant, j’invite cette dame et ceux qui la rejoignent à lire mon livre, à empoigner un dictionnaire et à se référer à la définition d’un harcèlement pour se rendre compte que l’accusation est excessive. Ensuite, ma maison d’éditions interdit formellement de faire l’apologie de conduites malsaines via la clause de déontologie de mon contrat de publication. Même si je le voulais, je ne le pourrais pas ! De plus, en sachant que j’allais être lu par de jeunes gens construisant leur identité, je ne pouvais pas transgresser une certaine bienséance. Je citerais à cet égard, l’absence totale de scène de sexe dans mon livre ! Enfin, lorsqu’on analyse le comportement de mon personnage principal, on voit un jeune homme qui définit clairement un objectif, un idéal de vie à atteindre. Il va faire les sacrifices, adopter les contraintes et surmonter les épreuves nécessaires pour atteindre son but. Il ne s’agit pas d’un harcèlement mais bien d’une insistance. La différence est suffisamment importante pour être soulignée, la preuve, on utilise deux mots différents. Non sans maladresse, impatience et inexpérience, c’est là le comportement d’un garçon qui devient un homme, d’un enfant qui devient un adulte.

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#8 Le Mot de l’auteur du 07/03/2016 : Le nombre de pages

Lorsque je rencontre un autre auteur qui commence à écrire, une question finit toujours par se manifester: « Combien de pages un bon livre doit-il contenir ? ». Cette question a l’air ridicule mais pas tant que cela quand on sait qu’aujourd’hui, les romans à succès sont en général de très grands livres. Je pense notamment au Seigneur des Anneaux, à Harry Potter, à Hunger Games ou encore à Game of Thrones qui sont très imposants. Naïvement, on pourrait penser que pour être bien, un livre doit être grand. En réalité, vous l’aurez compris, ça n’a aucun rapport. Tout d’abord, il faut que l’histoire soit complète pour être comprise et peut-être aimée. Après je ne sais pas si c’est vrai chez tous les éditeurs ou chez certains mais j’ai cru comprendre que pour être publié, il fallait avoir un minimum de 40 pages Word en Arial 12 pour justifier l’effort de publication. De plus, le nombre de pages sera aussi influencé par le récit lui-même. Pour une histoire drôle, une dizaine de lignes suffira alors que la Bible réclamera plus de 1500 pages. Ensuite, c’est la directivité du discours qui entre en jeu. Plus on est franc et direct et plus l’histoire se raconte vite. De surcroit, il faut savoir s’il y a des illustrations ou non car là où il y a une image, il n’y pas de texte ce qui augmente encore une fois le format final. Enfin, une chose influence énormément la taille du livre, c’est la maison d’édition. En effet, celle-ci choisira l’espace entre les lignes, la police de caractère, la taille de caractères et celle des pages et tout ceci a des répercutions sur le produit finis. Quand j’ai envoyé « Pour Camille » chez 7 Ecrit Editions, je n’avais qu’un tapuscrit de 79 pages Word en Times New Roman, 12. Finalement, au moment de sa sortie, mon livre est apparu avec un total de 233 pages de 15 x 22 cm mais toujours en Times New Roman, 12. Ironique, non ? En dehors de cela, le nombre de pages n’a pas vraiment d’importance, pas plus que le nombre de chapitres d’ailleurs, ce qui compte surtout c’est que l’auteur ait dit tout ce qu’il avait à dire.

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#7 Le Mot de l’auteur du 29/02/2016 : Le budget culture

De nos jours, en France, un salaire moyen ne permet pas à son détenteur de s’offrir tout ce qu’il veut. Pour satisfaire tous ses besoins, il devra budgétiser, c’est-à-dire allouer différentes portions de ses revenus à des dépenses précises. Lorsque l’on budgétise, la culture est la première consommation à souffrir en raison de son caractère non essentiel. Ainsi, les fonds culturels se réduisent et se minimisent pour finalement disparaître. Quand j’écris mes textes, l’économiste que je suis pense à tout cela et au trou de 17,90€ que fera un « Pour Camille » sur un compte bancaire. Cette somme n’est pas la mer à boire me direz-vous mais elle aurait pu permettre d’acheter trois sandwichs kebab avec boisson, par exemple. Ce genre d’idée m’accompagne à chaque séance d’écriture et je regarde alors mon texte en me demandant s’il vaut bien le prix d’un livre neuf qui oscille généralement entre 15,00€ et 25,00€. Très franchement ? La réponse n’est jamais oui au premier coup ! De nombreux efforts, réflexions, remaniements, suppressions et prises de tête seront nécessaires pour rendre le texte brut dignement commercialisable, pour qu’il puisse permettre à l’auteur de s’exprimer et au lecteur de s’évader. Aujourd’hui, je présente « Pour Camille » avec confiance car je sais que mon investissement personnel dans mon livre a été important. La valeur ajoutée artistique fait toute la différence avec un produit purement commercial et on le perçoit à la lecture de « Pour Camille ». Je terminerai ici en disant que la satisfaction du lecteur commence par le respect de l’auteur envers son public qui engendrera l’exigence envers son propre travail.

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#6 Le Mot de l’auteur du 22/02/2016 : Anciens et nouveaux

Une fois, dans un salon du livre, il a été annoncé qu’un célèbre journaliste et écrivain, parrain du salon, allait bientôt arpenter les travées de l’exposition à la rencontre des auteurs et des lecteurs présents. Je ne connaissais pas cet homme mais le respect émanant des organisateurs du salon poussait au mimétisme. Le temps que le parrain arrive, je me faisais tout une joie de rencontrer ce grand ponte de l’écriture, de dialoguer avec lui, d’échanger sur nos travaux respectifs, d’avoir une photo souvenir, et de repartir avec un précieux conseil capable de galvaniser mes convictions d’écrivain. L’homme prit tout son temps pour traverser le salon et arriver jusqu’à mon groupement de tables. A notre hauteur, il resta en retrait et nous regarda en faisant la grimace. Nous l’avons alors invité à s’approcher mais rien ni fit, il arbora une nouvelle grimace et tourna les talons. Nous venions de nous faire insulter en silence ! Franchement, ca ne m’a jamais empêché de dormir mais aujourd’hui je me demande encore pourquoi une telle attitude ? Qu’est-ce qui a pu lui déplaire ? Le genre littéraire de nos livres ? Les couvertures ? Nos visages ? La timidité ? En fait, la raison importe peu, tout écrivain à succès qu’il est ne lui donne pas le droit d’être méprisant, condescendant ou dédaigneux à l’égard de ses confrères aussi modestes soient-ils. En tant qu’intellectuel, il devrait se sentir investit par l‘exemple de son parcours et partagé son savoir au lieu de s’en servir pour écraser les autres. Pour terminer cet exposé, je dirai que c’est l’avis de mes lecteurs qui compte pour moi. S’ils sont satisfaits de mon travail, je lui suis aussi. Ce sont mes lecteurs qui me donnent une vraie légitimité d’écrivain, bien plus que les grimaces méprisantes d’un homme qui a oublié qu’un jour lui-même a été petit.

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#5 Le Mot de l’auteur du 15/02/2016 : Projet d’écriture

« Qu’est ce qui vous a poussé à écrire ? » Voilà une question récurrente des séances dédicaces. Jusqu’à présent, j’ai donné un grand nombre de raisons différentes et elles sont toutes vraies. Mais certaines ont été plus influentes que d’autres. En effet, dans mon livre je traite du rejet sentimental, pour me libérer d’un fardeau dans un premier temps et pour inviter à la réflexion dans un second temps. Lorsque l’on a quelque chose à dire, les interlocuteurs ont toutes sortes de possibilités pour fuir la conversation. Ils peuvent ne pas écouter, se boucher les oreilles, faire semblant d’écouter, couper la parole, se moquer, se mettre en colère ou tout simplement partir. C’est très gênant d’avoir un message important à dire à une ou plusieurs personnes qui ne veulent pas l’entendre. Pour cela, le livre est magique. Les interlocuteurs n’ont pas besoin d’être physiquement ensembles pour que le message passe, un livre suscite la curiosité malgré les aprioris que l’on peut avoir sur son contenu, on ne peut pas lui couper la parole et même s’il n’est pas lu, il porte quand même une forte signification de par sa prestance intellectuelle…le message finira par passer, tôt ou tard. Globalement, je dirai que mes objectifs sont atteints. A l’heure actuelle, je me sens libéré de mes mauvais souvenirs. Je sais qu’au moins 1569 personnes ont lu « Pour Camille », une quasi-totalité a aimé mais tous ont réfléchis. Pour conclure, je dirai qu’une seule question subsiste : Et Camille, a-t-elle réfléchis, elle ?

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#4 Le Mot de l’auteur du 08/02/2016 : Construction de « Pour Camille »

Lorsque l’on lit un livre, on se dit que ce n’est surement pas compliqué de l’écrire et que c’est à la portée de tous. Objectivement, ce n’est pas un euphémisme, écrire est à la portée de tous mais encore faut-il le vouloir. Au moment d’écrire mon premier roman, j’ai commencé la rédaction sans but précis, juste pour faire du français et ça ne m’a mené nulle part. Je rédigeais deux ou trois pages Word pour finalement perdre toute forme d’inspiration au delà. Au total, des romans inachevés, j’en ai commencé pas moins de 24 traitant tous de récits aussi originaux que variés. Cela ne suffisait pas. J’allais perdre l’espoir de réaliser mon propre ouvrage quand un ancien professeur de français est venu m’apporter le conseil qui me manquait tant. En réalité, l’explication est simple. Il faut trouver ce qu’on appelle un projet d’écriture, c’est-à-dire un thème directeur autour duquel se construit l’histoire. Ce thème va mobiliser tous les efforts, les convictions et la volonté de l’écrivain pour amener l’inspiration nécessaire. Ensuite, on applique la méthodologie des dissertations avec l’introduction, la conclusion et le plan qui fournit les chapitres. Et c’est dans ces conditions que naquis « Camille ». Plus tard, j’ai appris qu’un roman contemporain s’intitulait déjà « Camille ». Donc, pour éviter le doublon, « Camille » est devenu : « Pour Camille ». Finalement, le plus beau dans l’histoire, c’est que certains des romans inachevés constituent aujourd’hui les chapitres de « Pour Camille ». En conclusion, je dirais qu’au terme de la rédaction, une autre idée reçue à été brisée : je croyais avoir terminé alors que je n’étais qu’au début du passionnant voyage de l’écrivain !

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#3 Le Mot de l’auteur du 01/02/2016 : Naïveté et magie

Il y a quelques temps, une lectrice est venue me dire que Jonathan, le personnage principal de « Pour Camille » était naïf au point même d’en être immature. Selon cette dame, Jonathan a tort d’aimer une personne qui ne veut pas de lui. Mais justement, c’est là tout l’intérêt d’une histoire qui cherche à montrer l’aspect cruel que peut revêtir l’amour. Le personnage aime de tout son cœur, comme si sa vie en dépendait. A aucun moment, il ne se doute qu’il va souffrir indéfiniment parce qu’en théorie l’amour est merveilleux, c’est un sentiment si noble que nous ne sommes pas censé nous en méfier. C’est une terrible découverte que de comprendre qu’une personne que nous aimons ne nous aimera jamais quoi que l’on fasse ou que l’on dise. De ce fait, la naïveté rend la situation plus parlante. D’ailleurs, à ce propos dans « Candide » de Voltaire, lorsque Candide et Pangloss arrivent devant Surinam et qu’ils trouvent l’esclave mutilé, c’est la naïveté de Candide qui souligne l’horreur de l’esclavage. L’idée est la même dans « Pour Camille » mis à part que contrairement à Voltaire je parle surtout d’amour et j’accentue le pouvoir de l’innocence avec la magie. Celle-ci est exceptionnelle et donc, sa présence rend toutes situations exceptionnelles. En conclusion, je dirai que lorsqu’un spectateur ou simplement un lecteur assiste à la souffrance d’une personne innocente et bienveillante, il arrive à voir que ce n’est pas l’amour lui-même qui est cruel mais les humains qui le manipulent. Il découvre aussi que certains sont mauvais et petits au point de comploter pour que les autres ne soient pas heureux. Il comprend que ne pas vouloir d’une personne ne justifie pas la condescendance. Et il se dit que si les autres sont heureux alors nous avons tous le droit de l’être à notre tour.

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#2 Le Mot de l’auteur du 25/01/2016 : Cartésiens et fantastique

« Je suis cartésien et donc pas intéressé par le fantastique ! » me dit un jour un visiteur lors d’une dédicace. Comme toujours, je respecte les goûts et idées de chacun mais il faut savoir que la raison n’empêche pas l’imagination. A ce titre, je citerai Jean de la Fontaine qui mettait en scène des personnages animaliers dans des situations humaines. Le but était de montrer du doigt l’arbitraire royal au peuple qui en souffrait et ceci au nez et à la barbe du roi. A bien y regarder, le roman fantastique est une sorte de grande fable. Certains diraient que l’imaginaire merveilleux manque de maturité mais c’est faux car une histoire a besoin d’une véritable moralité pour se créer et ainsi exister. Ici, je parlerai de « Pour Camille » car dans mon livre au milieu des sorciers, monstres, pouvoirs magiques et autres grimoires nous trouvons un thème de société très actuel comme la complexité de l’amour et la cruauté du rejet sentimental. La langue française couplée à la créativité humaine ne connait pas de limite. Dans ce cas, pourquoi faudrait-il se confiner dans des frontières réelles alors que la littérature peut admettre tout et n’importe quoi ? Pourquoi raconter ou découvrir une vie pleine de banalités quand n’importe qui peut la vivre avec les sensations en plus ? La plupart des gens qui lisent des romans le font dans le but de s’évader et d’échapper momentanément à la dure réalité de notre société moderne mais cela ne rime à rien si c’est pour s’enfermer aussitôt dans une lecture qui reproduit les mêmes contraintes avec le choix en moins. Pour conclure, je dirai que se limiter au réel dans la littérature revient à se contenter de marcher quand on a des ailes, c’est possible mais dommage !

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#1 Le Mot de l’auteur du 18/01/2016 : Ecrivain et lecture

Régulièrement en dédicace, j’entends les visiteurs me dire « Vous les écrivains vous lisez tous beaucoup ». A quoi je réponds : « Loin sans faux ». La première raison vient du fait qu’au moment de lire, de regarder un film ou d’écouter de la musique, on s’enferme dans une bulle passant à côté de tout ce qui se passe autour. Durant ces moments d’insouciance on passe à côté de choses importantes ou graves que je ne veux pas louper. C’est pour cela que je pratique la lecture dosée c’est-à-dire avec une préférence pour les textes courts ou pragmatiques. La deuxième raison vient du fait que les auteurs contemporains, que je respecte, ont tendance à privilégier la forme au détriment du fond. Ainsi, pour dire l’équivalent d’une phrase on utilise toute une page si ce n’est plusieurs dizaines. Parfois les tournures de phrases sont si riches que j’en oublie l’objet même de la description et je suis obligé de relire le passage. Au moment d’écrire, je garde à l’esprit qu’un texte est un moyen de communication et que le message ou la morale qu’il porte sont plus importants que le style qui ne doit cependant pas être négligé. C’est dans cet état d’esprit que j’ai écris « Pour Camille » et sa directivité a déjà su redonner goût à des jeunes qui haïssaient la lecture.

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